Lors de son intervention remarquée à la DRC Mining Week, le Directeur Général du Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Echelle (SAEMAPE), Jean-Paul Kapongo Kadiobo, a mis en lumière les avancées stratégiques engagées pour redonner à l’exploitation minière artisanale la place qui lui revient dans l’économie congolaise.
Les coopératives minières au cœur du dispositif
À ce jour, plus de 1 400 coopératives minières agréées opèrent à travers le pays. Ces structures, établies dans des zones d’exploitation artisanale légalement reconnues, bénéficient de l’accompagnement technique et de la supervision du SAEMAPE. Cette démarche vise à professionnaliser les activités et canaliser efficacement les flux de production.
Autre évolution majeure : la cartographie complète des sites artisanaux viables, désormais disponible. Elle permettra une planification plus rigoureuse de l’implantation des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA), tout en facilitant les opérations de suivi et de contrôle sur le terrain.
Un engagement fort pour les communautés locales
Le Directeur Général Jean-Paul Kapongo a souligné l’importance de faire de l’exploitation artisanale un véritable levier de développement local. Il appelle à un encadrement renforcé, afin que les ressources naturelles du pays profitent pleinement aux populations, à travers la création d’emplois décents, l’amélioration des conditions de travail et le respect de l’environnement.
Vers une commercialisation locale encadrée
Le DG Jean-Paul Kapongo a annoncé la mise en place prochaine d’un Comptoir d’Excellence, une première en République démocratique du Congo. Ce dispositif permettra de commercialiser localement les minerais issus de l’exploitation artisanale, dans un cadre légal, sécurisé et équitable. L’objectif : lutter contre la contrebande, améliorer la traçabilité et garantir que les bénéfices de cette activité reviennent en priorité aux communautés locales.
La rédaction
