Le président du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, Jürg Lauber, a annoncé la nomination des trois membres de la Commission d’enquête indépendante chargée d’examiner les violations graves des droits humains dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
La Commission, récemment créée par le Conseil, est composée du Béninois Arnauld Akodjenou, de l’Américano-Allemande Maxine Marcus et du Togolais Clément Nyaletsossi Voule. Arnauld Akodjenou assurera la présidence de cette équipe d’experts. Leur mandat porte sur l’enquête des violations présumées des droits humains et du droit international humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, avec pour mission d’identifier les personnes et entités responsables de possibles crimes internationaux.
Cette nomination a été accueillie favorablement par le Dr Denis Mukwege, lauréat du prix Nobel de la paix 2018. Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), le gynécologue congolais a salué une avancée majeure pour la justice et la paix :
« Nous poursuivrons nos efforts de plaidoyer pour que la justice et la redevabilité soient au cœur des initiatives visant à restaurer la paix. Nous gageons que le travail de la Commission d’enquête contribuera à mettre fin à la culture de l’impunité et à prévenir la répétition des atrocités », a-t-il écrit.
Cette initiative de l’ONU intervient alors que les Forces armées de la RDC (FARDC), soutenues par les Wazalendo, affrontent la coalition rebelle AFC-M23, que Kinshasa accuse d’être appuyée par le Rwanda.
Henock Kalonji
