La Coordination de l’hygiène et de la santé aux frontières (CHSF) de la République démocratique du Congo a dénoncé auprès de l’Agence congolaise de presse (ACP) l’expulsion, dimanche, de plus de 800 Congolais d’Angola, dans des conditions jugées inhumaines.
Ces expulsions ont eu lieu aux postes-frontières de Kasaï (centre) et Kwango (centre-ouest), où la RDC partage 2.511 km de frontières discontinues avec son voisin, l’Angola.
« Ces personnes sont reconduites sans préavis ni assistance, entassées dans des camions surchargés, sans eau potable ni soins médicaux. À leur arrivée, beaucoup montrent des signes d’épuisement, de déshydratation et de maladies transmissibles comme le paludisme ou la diarrhée aiguë », a déclaré le Dr. Émile Mbikyo, Coordonnateur du CHSF cité par l’ACP.
Et d’ajouter : « Par ailleurs, la RDC, déjà aux prises avec le choléra (58 000 cas suspects en 9 mois), craint une importation de maladies. Des screening sanitaires ont détecté 15 cas suspects de fièvre jaune et 20 de tuberculose parmi les rapatriés ».
La CHSF a appelé à une coopération bilatérale pour des retours dignes, soulignant que ces expulsions menacent la stabilité régionale et les droits humains.
L’Angola s’est toujours défendu de n’expulser que des personnes se trouvant sur son territoire en situation irrégulière. La RDC, pour sa part, a toujours préconisé des retours ordonnés et respectant les droits humains. Les deux pays entretiennent d’excellentes relations diplomatiques et de bon voisinage.
La rédaction
