La 72e réunion du Comité des Ministres de l’Agence pour la Sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) a eu lieu le 21 juillet 2013 à Brazzaville, capitale de la République du Congo. Lors de cette réunion, le ministre Congolais des Transports, de l’aviation civile et de la Marine marchande, Honoré SAYI a été désigné président du comité des ministres de cette organisation panafricaine pour un mandat d’une année.
A l’issue de cette rencontre, le ministre Honoré SAYI a accordé un entretien exclusif à Aigle Magazine.

AIGLE MAGAZINE: Que pouvons nous retenir de cette réunion consacrée à la gouvernance et aux futurs investissements de l’ASECNA ?
HONORÉ SAYI: Il ne s’agissait pas simplement de l’Assemblée générale du conseil d’administration, c’est qui était le plus important là était beaucoup plus le comité ministériel, qui a la charge de regarder comment la structure avance en tant que conseil ministériel c’est donc une institution au dessus à la la fois du conseil d’administration et de la direction générale, puisque c’est le conseil des ministres de l’ASECNA qui donne les orientations, donc nous avons entériné les travaux préalablement faits par les experts validés par le conseil d’administration. Donc nous en ce niveau là, tous les ministres qui ont en charge des questions du transport aérien, se sont réunis et ont validé toutes les propositions pas comme à la lettre ou comme à la poste
On a apprécié ce qui a été bon, a été validé, ce qui l’a pas été, a été corrigé. Je pense que le clou de cette opération était beaucoup plus la passation du témoin entre le président en exercice du conseil des ministres de l’ASECNA qui était sortant donc pour être remplacé par un autre, et ma modeste personne a remplacé donc le ministre nigérian de transport, désormais c’est moi qui ai la charge de conduire la destinée de l’ASECNA tout au plus au niveau du comité des ministres.
AM : Vous avez parlé des travaux avec des experts en amont, est ce qu’on pourrait savoir un peu plus que ces travaux ?
HS: Vous avez été dans la salle, j’ose croire que vous pouvez prendre les détails du comité final que je mettrais à votre disposition. Mais toujours est il que dans ce genre de travail, il y a un travail de fourmis qui avait commencé pratiquement depuis lundi, les experts, ensuite les experts finissent, ils amènent au conseil d’administration, qui planchent sur ce que les expeets ont fait comme proposition, et dans l’exécution, vous avez pratiquement ltois les directeurs et les généraux des agences nationaux de navigation aériennes, des personnes sources aussi quand même le personnel de l’ASECNA, quand ils finissent ce travail préalable, ils vont en conseil d’administration là où il y a une délégation par États d’un pouvoir d’analyser de traitement Cad qui ont des bénéfices de mandats pour pouvoir exercer leur fonction après quoi tous les travaux sont amenés au niveau du comité des ministres pour la validation donc c’est à partir du communiqué général ou du compte rendu que je saurai vous dire quels sont les types résolutions qui ont été prises, je crois qu’il y en a pas moins de dix, c’est un travail de fourmis je félicite d’ailleurs tous ceux qui s’y sont consacré.
AM : J’aimerai qu’on parle un peu plus de l’ASECNA, ce magazine est quand même distribué partout en Afrique, c’est une impression particulière. J’ai vraiment besoin que les gens saches, c’est quoi l’ASECNA ?
HS: C’est l’agence nationale de la sécurité de la navigation aérienne, qui aujourd’hui s’est agrandi d’un membre, ce membre sera réellement fonctionnel à partir du 1er janvier 2024. Il s’agit du Rwanda. Toute la circulation des avions, avec notamment des couloirs, de gestion de, tout ce qui se passe en haut, n’est pas quelque chose de facile. Le trafic aérien réponds à des calibrages bien déterminés, des hauteurs de borne, certainement aussi des couvrages de bornes. Mais aussi il faut être enseigné sur l’état du ciel. Il peut arriver aussi que vous alliez à une direction qui n’est pas autorisée ou qui est très très dangereuse, c’est ce qu’il y a en haut, ce que personne soupçonne, et je vous dis qu’on peut trouver des blocs de glaces, et il se case ou bien qu’il passe dans une nappe chargée, une nappe quand elle est chargée, peut avoir plus de 4000 voltes, supposons qu’il entre, il crame, l’avion s’écroule, il crame, il entre dans une sorte de foudre, ça ne laisse personne en vie, donc tout ça doit être régulé, et c’est ce que l’ASECNA fait depuis longtemps, sans avoir dit de manière exhaustive toutes les devolutions de l’ASECNA, mais au moins tout le monde se rassure qu’il s’agit de la sécurité de la navigation aérienne.
AM : On parle de sécurité, tout à l’heure, on parlait du Rwanda, je vais prendre une question géopolitique, alors puis qu’on était dans la salle, on a remarqué la présence de la République Démocratique du Congo, est ce que l’ASECNA prend en compte les réalités sécuritaires , je veux dire entre deux états?
HS: Beaucoup plus, on attend à ce que la RDC entre dans les normes de l’ASECNA. Ils ont été beaucoup plus dans une autre unité que nous avons présidé qui était celui de l’OMAOC, (organisation maritime des pays de l’Afrique de l’ouest et du centre), là dedans, on gère tous les mouvements des bateaux, toute la concordance, lutte contre la piraterie, la lutte contre la pollution des eaux et des océans, et tout ça, dans une organisation des pays qui vont de la Mauritanie jusqu’en Angola, et même les pays qui n’ont pas une façade maritime, ont la possibilité d’y adhérer
AM : Alors je reste fidèle à mon protocole pour la 5e question, vous prenez le baton de commandement, quels sont vos actions ? Qu’est ce que vous prévoyez pour l’ASECNA ?
HS: Quand on prend le bâton, la première de chose à faire avant de se prononcer, c’est un état de lieu d’abord et avant tour analyser tous les dossiers des passations qui m’ont été légués et j’espère Quand même que l’ASECNA a une vue de haute sur le quel nous devons tracer et tout cela (. . .) à partir de ce que nous avons arrêté comme décisions pour la bonne marche de l’ASECNA, je sais qu’il y a d’autres états qui ont voulu accéder à l’ouverture d’autres aéroportuaires, notamment la Mauritanie qui a eu besoin d’un aéroport, il faut dire que les résolutions n’autorisent aux états que d’avoir 3 aéroports homologués. Le Sénégal également a fait une demande de deux aéroports en plus de celui qui est déjà homologué et ça, C’est une question qui normalement devrait faire l’objet d’une étude, d’une analyse profonde, avant que d’accorder tout cela.
Nous avons aussi penché sur les question des revenus des travailleurs, le statuts a changé, les normes de payements et ça a beaucoup plus été inspiré par la grève que nous avons traversé pendant un certain moment, notamment la grève causée par les ( . . .) du siècle, donc je ne sais pas vous dire exhaustivement toutes ces résolutions
, Je ne les ai pas sous les yeux, je sais au moins que j’apporterai le dynamisme pour le quel toute la communauté m’a fait confiance.
AM : Bien, Mr le ministre, Aigle Magazine vous souhaite un bon mandant et on vous remercie pour ces 10 minutes que vous nous avez accordées.
HS: Je ne sais pas pourquoi vous vous êtes arrêté à simplement l’ASECNA, autant vous avez aussi l’OMAOC également, c’est aussi une activité grandiose pour la quelle j’ai également bénéficié aussi de la passation des témoins, si au niveau de ASECNA, le mandat de la présidence du comité des ministres est d’un an, celui de l’OMAOC est plutôt de deux ans et donc la prochaine session se tiendra à Banjul en Gambi en 2025 et là aussi il fallait harmoniser tout le travail de la gestion maritime mais aussi des ports, parceque (. . .) que les autres aujourd’hui veulent accéder à des ports dont on cherche des profondeurs beaucoup plus en mèr et partout. Mais il faut arriver à un point où tout cela doit être coordonnés de sorte que nous nous livrons à de la concurrence inutile des droit il faut qu’il soit de nature à régler les états entre eux. Voilà pourquoi nous travaillons en synergie (. . .) pour avoir un port en eau profonde, un port d’éclatement partagé en deux états.
Jeancy Nsingi

