La Haute autorité de la communication (HAC) a annoncé mardi 17 février la suspension immédiate et « jusqu’à nouvel ordre » des réseaux sociaux au Gabon.
Sans désigner les plateformes concernées, le porte-parole de la HAC, Jean-Claude Mendome, a expliqué que certains contenus risquaient d’engendrer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions. En janvier et février, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a été confronté à sa première vague de contestation sociale, avec une grève des enseignants qui dure par endroits depuis plus d’un mois.
« La Haute autorité de communication constate la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais, de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, portant atteinte à la dignité humaine, aux bonnes mœurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale », a énuméré le porte-parole de l’institution.
La HAC s’inquiète aussi de « la propagation de fausses informations », de « cyberharcèlement », ou encore de « la divulgation non autorisée de données personnelles ». Dans son communiqué, l’institution a également « déploré », « l’indifférence » des plateformes et « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».
« Ces agissements sont susceptibles dans le cas du Gabon d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques », a encore affirmé le porte-parole.
Avec Jeune Afrique
