Mardi 10 novembre 2020 au Palais de la Nation, lorsque le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi TSHILOMBO, en prévision de la création de l’Union Sacrée de la Nation, reçoit pour la première fois le député PPRD Jean-Pierre LIHAU Ebua, élu de Bumba faisant office de Directeur de Cabinet Adjoint du Premier Ministre PPRD Sylvestre ILUNKAMBA, il est convaincu de se trouver en face de l’héritier du Professeur Marcel Antoine LIHAU Ebua Libana La Molengo, fine fleur de la science juridique en République Démocratique du Congo, Premier Président de la Cour Suprême de Justice, et père fondateur de l’UDPS, au même titre que le Docteur Etienne TSHISEKEDI wa Mulumba. D’autant que le même jour, le Chef de l’Etat avait pris soin de consulter deux rejetons des deux autres co-fondateurs de l’UDPS, en l’occurrence KIBASA et MBWANKIEM.

Ce que le fils biologique du Docteur Etienne TSHISEKEDI ignorait et continue peut-être d’ignorer jusqu’à ce jour, c’est que dans le patrimoine génétique du transfuge du PPRD ne gisait aucun chromosome du très respecté père du droit positif congolais, co-rédacteur tout à la fois de la Loi Fondamentale (Constitution du Congo à l’indépendance), de la Constitution de Luluabourg votée le 10 juillet 1964, et de la Constitution de la deuxième République approuvée par référendum le 24 juin 1967. Il appert que derrière le nom d’emprunt Jean-Pierre LIHAU Ebua, se cache avec félonie sieur Pitshou KALOKOLA Kalambayi, né au début des années 70 de l’union de madame Eugénie KALOKOLA et son charmant amant d’origine kasaïenne, sieur KALAMBAYI. Comment Monsieur Pitshou KALOKOLA Kalambayi a-t-il si brillamment réussi à devenir ‘’Jean-Pierre LIHAU Ebua KALOKOLA Libana La Molengo’’, sans éveiller le moindre soupçon, sur fond de l’usurpation d’identité la plus spectaculaire de la fin du vingtième siècle, jusqu’à se positionner au cœur de l’appareil de l’Etat et à avoir désormais le regard rivé vers le top job ? C’est l’histoire d’une imposture politiquement rentable que nous nous sommes chargés de passer au peigne fin, afin de figer la vérité dans le marbre, dans un pays où les identités d’emprunt des dirigeants ont souvent été source de malédiction.

1. L’IDYLLE ENTRE UN NABAB DECHU ET UNE EGERIE BOYOMAISE

Depuis l’obtention de son triple doctorat en philosophie, en sciences politiques et en droit à l’université catholique de Louvain, le Professeur Marcel Antoine LIHAU n’avait fait que tutoyer les sommets du jeune Etat congolais, zigzaguant tour à tour entre le Ministère de la Justice dont il fut Ministre, la Faculté de Droit de l’Unikin dont il dompta la chaire comme Doyen, avant d’atterrir à une Cour Suprême de Justice taillée sur mesure, dont il fut le tout premier Président, de sa création jusqu’à sa disgrâce en 1975, survenue à la suite d’un avis critique contre le durcissement du régime totalitaire de Mobutu. Etre écarté des oripeaux du pouvoir une année seulement après avoir été intégré au Bureau Politique du Parti-Etat n’était certainement pas quelque chose de prévisible par rapport au plan de carrière de celui qui se considérait encore comme un baron indéboulonnable du mobutisme.

Obligé de ronger son frein, le savant congolais prend certaines libertés avec son rang social et se met à bourlinguer dans des bars huppés de la capitale où il finit par tomber sur une joconde lokele du nom d’Eugénie KALOKOLA. Contrairement à d’autres filles communément appelées londoniennes à l’époque, Eugénie KALOKOLA était une gogo danseuse qui aimait à se trémousser sur les pistes de danse à l’affût des gros poissons, afin de pouvoir notamment subvenir aux besoins de son jeune fils de 4 ans dont KALAMBAY le père, au caractère acariâtre, avait fini par s’évaporer dans la nature. Très à son avantage ce soir-là du début de l’an 1976, l’aguicheuse gogo danseuse lokelette (jargon désignant les jeunes femmes lokele à la beauté vénusienne) est repérée par le Professeur LIHAU en quête de mondanité pour guérir du stress. Sur ces entrefaites, la concupiscence testostéronée du viril mbuza de Bumba avait pris le dessus sur l’homme d’Etat, qui se verra ainsi offrir sur un plateau d’or des prestations vénériennes comme il n’en avait jamais reçues auparavant de la part de sa charmante, mais pudibonde épouse Sophie Madeleine Kanza, professeure d’universités, plusieurs fois ministre et mère de ses 6 filles.
Pour mieux jeter sa gourme, le Professeur enclin à entretenir sa concupiscence copieusement titillée, n’hésite pas à installer sa jeune concubine et la presse de récupérer son fils de 4 ans qu’il tient en bonne estime. Trois années plus tard, alors que l’amour du Professeur pour sa dulcinée native de Kisangani ne faisait que croitre, madame Eugénie KALOKOLA quitte la terre des hommes, laissant son fils sans protection. En mémoire de sa compagnie libidinalement légendaire, le Professeur LIHAU obtient de la grande sœur d’Eugénie KALOKOLA la garde momentanée de Pitshou KALOKOLA Kalambayi, âgé d’environ 8 ans à l’époque, qu’il confie à sa jeune sœur domiciliée dans la Commune de Lingwala.

Le jeune Pitshou KALOKOLA KALAMBAYI grandira ainsi sous la protection de sa tante paternelle d’adoption, sans jamais tâcher de changer de nom. Indice très poignant qui signifie que le brillantissime juriste n’avait aucune intention d’adopter le fils de sa défunte partenaire sexuelle. Sa seule intention était d’accorder un environnement familial au jeune orphelin de mère afin de lui faciliter la vie. De temps en temps, en souvenir de sa regrettée mère, le Professeur Marcel Antoine LIHAU le fait séjourner dans son imposante résidence de la Rue Mangengenge à Binza Pigeon, en l’absence de son épouse et de ses filles qui poursuivaient leur scolarité outre-Atlantique. Très vite les déboires du Professeur se font de plus en plus périlleux, surtout après la création de l’UDPS et la relégation au village natal qui s’en est suivie. Pendant ces moments d’incertitude, le jeune Pitshou KALOKOLA est récupéré par sa famille maternelle établie à Kisangani. C’est là qu’il grandira finalement jusqu’à l’obtention de son diplôme d’Etat, toujours sous son nom contenu dans le registre d’état civil, à savoir Pitshou KALOKOLA Kalambayi.

2. AUX ORIGINES D’UNE ROCAMBOLESQUE USURPATION D’IDENTITE

A la faveur de l’ouverture démocratique du début des années 90, le professeur Marcel Antoine LIHAU, en exil depuis 1985 à Boston où il dispensait des cours de droit à l’Université Harvard, est de retour au bercail. En mal de paternité, il demande après Pitshou KALOKOLA Kalambayi auprès de ses jeunes sœurs et le fait venir auprès de lui à Kinshasa. Très habile, ce dernier parvient à gagner la confiance du Professeur et de ses sœurs. Ce fut à une époque où la santé du Professeur déclinait dangereusement. Disponible, Pitshou KALOKOLA est de toutes les sorties du chancelant Professeur qui l’établit gestionnaire de ses biens, sous la surveillance du Professeur KAKEZ et de ses petites sœurs. Mais les nouvelles ne sont toujours pas bonnes pour la santé du Professeur, devenu grabataire, presqu’à l’article de la mort. Sans état d’âme, Pitshou KALOKOLA, sous prétexte de trouver des revenus monétaires pour soigner le Professeur, s’engage dans la dilapidation de quelques maisons de celui-ci et arrose de libéralités ses ‘’tantes paternelles’’ par adoption, défigurées elles aussi par la misère ambiante de la première année post MOBUTU. Revenu à la vie au grand dam de Pitshou KALOKOLA, le Professeur Marcel Antoine LIHAU constate l’ampleur des dégâts et apprend même que le jeune homme qu’il avait adoubé se faisait déjà appeler Jean-Pierre LIHAU Ebua, sans le moindre jugement supplétif de changement d’identité. Furieux, le Professeur porte plainte contre Pisthou KALOKOLA Kalambayi dont il décida d’arrêter l’aventure déstabilisatrice. Ces démarches juridiques entamées par le Professeur Marcel LIHAU pour prouver que Pitshou KALOKOLA n’était ni son fils biologique ni son fils adoptif obtiendront gain de cause par le jugement RC1396 du 21 juillet 1998 du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe ; jugement qui n’a jamais été exécuté jusqu’à ce jour. Sûr de son fait, le Docteur Marcel Antoine LIHAU exigea même dans une autre plainte datée du mois d’août 1998, soit 8 mois avant sa mort, un test ADN pour établir une bonne fois pour toute la vérité. Teigneux, Pitshou KALOKOLA Kalambayi n’a jamais daigné accepter de se soumettre à cet exercice de test ADN, pourtant rendu banal grâce aux progrès de la biologie moléculaire, d’autant plus que son phénotype plutôt proche de l’ethnie luba de son père biologique KALAMBAYI est loin d’indiquer la moindre ressemblance avec le Professeur Marcel Antoine LIHAU.
Arrivé à Boston pour une meilleure prise en charge médicale, le Professeur LIHAU, toujours turlupiné par la témérité de Pitshou KALOKOLA, enregistra une cassette dans laquelle on distingue clairement sa voix stridente par laquelle il exhorte tous les siens à stopper l’imposture du désormais Jean-Pierre LIHAU Ebua. Malheureusement, le Professeur LIHAU ne survivra pas à sa maladie. Il s’éteignit le 9 avril 1999, sans doute précipité outre-tombe par la nouvelle de la mort de son épouse survenue une semaine plus tôt.

3. IMMIGRATION EN EUROPE ET RETOUR AU PAYS

Depuis le jour où Pithou KALOKOLA avait compris qu’être considéré comme le fils biologique du légendaire Professeur Marcel Antoine LIHAU Ebua procurait des avantages inestimables, plus rien n’a pu arrêter son instinct de faussaire. Inscrit à la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa, il prend le chemin de l’Europe sans avoir obtenu le diplôme de graduat. Arrivé en Belgique d’abord, en France, puis en Suisse, il s’aperçoit que l’argent qu’il avait amassé de la vente des biens de son protecteur à Kinshasa ne pouvait pas lui permettre de financer ses études. De toutes les façons il n’avait aucun document scolaire sous sa nouvelle identité de Jean-Pierre LIHAU, et ne pouvait donc pas espérer gravir les échelons dans l’univers scientifique. Alors il s’instruit à tour de bras, comme il peut. Entre deux petits boulots (cailloux comme disent les immigrés congolais), le miraculeux Jean-Pierre LIHAU parvient à suivre une formation diplômante en organisation du travail parlementaire, et présente un mémoire axé sur l’expérience congolaise. C’est sur ces entrefaites qu’il croisera le Président de l’Assemblée Nationale Evariste BOSHAB, de passage dans la confédération helvétique. Ce doctrinaire congolais en droit constitutionnel ne pouvait qu’avoir de la sympathie pour un ‘’fils’’ LIHAU à l’avenir prometteur. Il décide de le ramener au pays et lui confie le poste de Conseiller politique dans son Cabinet.

4. PRINCE DU PPRD

Revenu au pays, le mikiliste LIHAU renoue avec ce qui était resté de sa famille paternelle d’adoption. Il se permettra même de résider sur Rue Mangengenge à Mbinza Pigeon, réussissant ainsi à faire l’impasse sur la procédure judiciaire concluante enclenchée contre lui par le De Cujus.

Les sœurs du Professeur LIHAU restées au pays assistent impuissantes à l’horreur, mais ne peuvent rien face aux billets de dollars occasionnels venant de l’usurpateur, désormais catapulté aux côtés de la deuxième personnalité du pays. Evariste BOSHAB débarqué du perchoir, Jean-Pierre LIHAU s’agrippe à son successeur Aubain MINAKU Ndjalandjoku, très admiratif devant sa maîtrise des rouages parlementaires. Entreprenant, Jean-Pierre LIHAU Ebua rejoint sans sourciller la succursale du mouvement mystique mis en place par son nouveau mentor, baptisée ‘’vie universelle’’.

La proximité avec Aubain MINAKU n’en sera que plus renforcée et Jean-Pierre LIHAU est propulsé dans la foulée Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale. Jouissant de la pleine confiance de celui qui était perçu comme le dauphin naturel de Joseph KABILA, Jean-Pierre LIHAU devient la tête d’affiche juvénile du PPRD. Il fonde sur le coup un mouvement politique d’avant-garde connu sous la dénomination « ENSEMBLE » et se lance à la conquête d’un mandat législatif sur les terres du Professeur Marcel Antoine LIHAU, non sans s’être fait passer pour son fils biologique ayant grandi en Europe, et étant revenu récupérer le pouvoir politique de son père.
Plein aux as, il arrose la notabilité coutumière de Bumba et n’hésite pas à se faire barder des gris-gris locaux et à effectuer des baptêmes de feu initiatiques dans des villages environnants, enfouis dans la forêt équatoriale, au clair de la lune. Bumba est conquis. Le Prince du PPRD surnommé Mwana Nsuka parvient à se faire élire haut la main aux dépens de certains caciques tels qu’Egwake Omer. Il dépasse même d’une courte tête Jeanine MABUNDA dont la circonscription électorale de Bumba était devenue une sorte de satrapie.
De retour à Kinshasa, la configuration politique change complètement et c’est Jeanine MABUNDA qui devient Présidente de l’Assemblée Nationale. Ne sachant où placer son ambitieux protégé, Aubain MINAKU lui obtient le poste de Directeur de Cabinet Adjoint au Cabinet du Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Poste dans lequel Jean-Pierre LIHAU se sentira à l’étroit avant d’embarquer à deux pieds joints  dans le navire de l’Union Sacrée de la Nation.
Nous avons évoqué en liminaire sa réception en trombe au Palais de la Nation. Sauf que Jean-Pierre LIHAU n’y était pas allé par le dos de la cuillère.

De but en blanc, il avait directement fait savoir ses envies de prendre le perchoir de l’Assemblée Nationale au regard de son expérience dans les parvis du Palais du peuple. Selon des sources mieux renseignées, Félix TSHISEKEDI le lui avait même concédé avant de rétropédaler sur les conseils de KITENGE YESU, très méfiant vis-à-vis de la boulimie du pouvoir de ‘’l’homme de MINAKU’’.

Il endossera finalement le costume de Vice-Premier Ministre, rapidement devenu cintré. En effet, alors que l’ancien Prince du PPRD venait d’adhérer à l’UDPS seulement à la veille des dernières élections, il a tout de même eu le culot de remuer ciel et terre pour se voir attribuer le poste de Premier Ministre. Selon un plan de carrière bien huilé qu’il vend aux milieux diplomatiques, Jean-Pierre LIHAU pensait se servir de la primature pour s’emparer du Top Job en 2028.

Pour prendre la marche au-dessus, l’homme avait préalablement tout misé sur le poste de Directeur de Campagne du Candidat numéro 20 à la dernière présidentielle. Mal lui en avait pris parce qu’il n’a même pas figuré dans le présidium de l’Union Sacrée à qui le Président TSHISEKEDI avait confié une campagne électorale qu’il avait lui-même mené de front. Toujours est-il que le VPM LIHAU qui a tout de même rempilé à son poste au Gouvernement garde une sorte de rancune contre celui qui a eu tort de ne pas le nommer Premier Ministre, et qu’il rêve de surprendre désagréablement en 2028.

5. MINISTRE EXTRAORDINAIRE ?

Au cours de son unique point de presse organisé devant un parterre de journalistes triés sur le volet en direct du studio Maman Angebi de la Radio-Télévision National Congolaise, le Président TSHISEKEDI n’avait pas tari d’éloges à l’endroit de son Ministre de la Fonction Publique qu’il auréola du titre pompeux de « Ministre Extraordinaire ». Pour l’opinion, cela ne faisait l’ombre d’aucun doute que le Ministre de la Fonction Publique resterait en poste.

Mais ce que le Congolais lambda passait par perte et profit, c’est que dans les coulisses le VPM LIHAU s’était permis d’aller entreprendre le Président de la République pour vanter son bilan et demander la Primature. Oui. A ce point. Avant cela, il avait usé sans succès de toutes sortes d’entregents. Mise au courant de toutes ces démarches, Judith SUMINWA n’a jamais répondu au message de félicitation par whatsap lui adressé par Jean-Pierre LIHAU.

Tout un langage !

La question qu’il convient de se poser est à présent de savoir en quoi Jean-Pierre LIHAU a effectivement été un Ministre extraordinaire ? A l’analyse, comme tout imposteur qui se respecte, Jean-Pierre LIHAU est un show-man qui s’y connait dans l’art de l’enfumage. Aucune modernisation de l’Administration Publique n’a été perceptible sous sa dispensation, encore moins l’innovation du service public tant vanté. Rien. Les conditions salariales des agents des deux secrétariats de son portefeuille (actifs et rentiers) n’ont pas changé d’un iota depuis le Ministre Bongongo. Les réalisations dont se prévaut Jean-Pierre LIHAU à la fonction publique sont en réalité celles du Gouvernement dans son ensemble, qui est parvenu à dégager suffisamment d’économies pour mécaniser un plus grand nombre de fonctionnaires et en envoyer beaucoup d’autres à la retraite.

Tout cela grâce à un processus de maîtrise des effectifs ayant débuté depuis le Premier Ministre Matata Ponyo.
Il reste que lorsque l’on  a une certaine maîtrise de l’art oratoire comme Jean-Pierre LIHAU, l’on peut réussir à impressionner la Haute hiérarchie sur des performances imaginaires à coup de com.

La faconde haletante de l’élu de Bumba doublée d’une gestuelle théâtrale l’ont beaucoup aidé à vendre des illusions qui ne résistent nullement à une analyse de fond. Certes le Ministère de la Fonction Publique n’est plus le distributeur automatique des numéros matricules qu’il était par le passé, mais il n’en demeure pas moins vrai que tous les arrêtés d’admission sous statut  signés de la main de LIHAU sont cornaqués par son entourage clientéliste qui les peuple des noms des concubines et autres souscripteurs mieux-disant.

Les fonctionnaires n’oublieront jamais le célèbre Arrêté 099 qui a obligé  Jean-Pierre LIHAU à congédier hypocritement ses hommes de main ayant trempé dans le scandale d’attributions monnayées des grades, avant de les réhabiliter sans autre forme de procès à la surprise générale.
6. CERVEAU D’ETAT SANS DIPLOMES UNIVERSITAIRES
Le moins que l’on puisse dire est que chez celui qui est connu sous le nom de Jean-Pierre LIHAU Ebua, tout est faux et tout sonne faux pour qui sait prêter oreille.

N’importe quel psychanalyste en herbe est capable de constater que Jean-Pierre LIHAU sent le faux à plein nez. De l’année de naissance au cursus académique, l’homme a tout falsifié. Il s’est par ailleurs adjugé le sobriquet surprenant de ‘’cerveau d’Etat’’ tout en étant conscient de n’avoir obtenu aucun diplôme post-secondaire.

Le seul diplôme qu’il détient de façon irrévocable, c’est son diplôme d’Etat obtenu à l’institut Tshololo de Kisangani au début des années 90.
En dehors de ce diplôme, il n’y a point d’autre. Mais cela ne l’empêche pas de se faire passer pour un diplômé en droit et en sciences politiques, sans préciser l’université d’attache par peur de se faire démasquer.
Décidément, l’Etat congolais est coupable d’avoir confié des responsabilités stratégiques à un quidam, sans prendre la précaution élémentaire de vérifier les pièces versées à son Curriculum Vitae. C’est un scandale ! Un de trop.

Il est temps pour la société civile et les syndicats de l’Administration Publique d’exiger au Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public en fonction, les documents originaux de ses prétendus diplômes en droit et en sciences politiques, assortis de l’université ou des universités dans lesquelles il aurait obtenu ces précieux parchemins.

A l’ère des nouvelles technologies de l’information et de la communication, chacun peut alors retrouver lesdits renseignements sur internet au cas où. Sans cela, la République Démocratique du Congo restera le seul pays au monde où il soit possible de tricher de la base au sommet, y compris en se faisant passer pour quelqu’un d’autre.

Quoiqu’il en soit, même s’il est freiné dans son élan d’ascension politique,  Pitshou KALOKOLA Kalambayi a déjà réussi l’arnaque du siècle en gravissant le cursus honorum étatique congolais sous une fausse identité, sans les diplômes qu’il prétend détenir, et que personne ne demande à vérifier.

En RDC l’usurpation d’identité à des fins politiques est manifestement un gage de réussite. A qui le prochain tour ?

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