JOE BIDEN reçoit le président du Kenya WILLIAM RUTO comme un allié pour un Afrique nouveau.
C’est Le mercredi et Jeudi dernier que le président des États Unis reçoit à Washington le président Kényan pour discuter sur la crise sécuritaire et politique en Haïti, mais aussi contrer les ambitions de la Chine et de la Russie sur le continent africain.
Sur un continent en pleine convulsions politiques et où la Chine et la Russie avancent leurs pions, le président américain voit dans le Kenya un allié clé.

Joe Biden soigne la relation avec son homologue kényan William Ruto, Les deux hommes ont pris part à une table ronde sur l’innovation avec des chefs d’entreprises, en prélude à la visite d’État en bonne et due forme qui se tiendra dans les jours avenir et verra la Maison Blanche déployer tout son faste protocolaire.
Joe Biden a loué un “partenariat qui fonctionne bien” entre les deux pays, tandis que William Ruto a vanté “soixante ans d’amitié solide” entre le Kenya et les États-Unis, en ajoutant qu’il espérait concrétiser des projets d’investissements lors de sa visite.
Washington veut s’appuyer sur le Kenya pour faire face à la crise sécuritaire et politique en Haïti : Nairobi s’apprête à y envoyer des policiers pour diriger une mission multinationale sensible.
“Le Kenya a travaillé aux côtés des États-Unis pour relever les défis les plus importants de notre époque”, a assuré mercredi le conseiller américain à la Sécurité nationale Jake Sullivan.
Il a indiqué que la visite d’État déboucherait sur des annonces dans le domaine technologique, dans la sécurité, et au sujet de la dette souveraine. Ces “annonces substantielles montreront que nos liens, basés sur des valeurs démocratiques, des ambitions économiques et des intérêts internationaux partagés, profitent de manière concrète aux Américains et aux Kényans”, selon Jake Sullivan.
Il a ajouté que Washington était “fermement décidé à soutenir” la mission en Haïti, validée en octobre par le Conseil de sécurité de l’ONU et dont Nairobi a accepté de prendre la tête.
Si les États-Unis misent gros sur le Kenya, c’est qu’ils y voient un havre de stabilité démocratique et une locomotive économique, dont la pandémie a toutefois freiné l’élan. William Ruto compte sur les États-Unis pour relancer cette machine économique. Il demande par exemple au Congrès américain de prolonger de dix ans un accord de libre-échange crucial pour de nombreux pays africains et devant expirer en 2025.
Le chef d’État kényan vient aussi parler de sécurité, et plus particulièrement de la Somalie, voisine du Kenya, où les islamistes radicaux shebab mènent depuis 2007 une sanglante insurrection.
William Ruto veut “assurer qu’un retrait de troupes de (la force de l’Union africaine dans le pays) Atmis ne crée pas un vide qui sera comblé par les shebab”. “Le Kenya, les États-Unis et les autres pays en première ligne doivent travailler ensemble” à ce sujet, a-t-il réclamé en marge de ses entretiens au Capitole.
“Les États-Unis mettent le paquet pour l’Afrique et avec l’Afrique”
Exaucée YOWA
