Dans l’est de la RDC, le M23 et les militaires rwandais occupent désormais la ville de Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu.

Une avancée condamnée par plusieurs chancelleries occidentales.
Pendant ce temps, les responsables religieux catholiques et protestants poursuivent eux leur mission de consultation dans le cadre de ce qu’ils ont baptisé « pacte social pour la paix ».

Après avoir rencontré le président congolais Félix Tshisekedi, les dirigeants de l’AFC/M23 à Goma et le président rwandais Paul Kagame, ils sont désormais en Europe.

Les responsables de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) étaient ce weekend à Bruxelles pour rencontrer plusieurs composantes de l’opposition politique congolaise.
Ce dimanche 16 février, ils ont échangé avec Moïse Katumbi et ses proches.

Comme à chaque fois, les religieux ont présenté leur mission, détaillant leur pacte social, mais ils ont surtout écouté. « Ils recueillent les points de vue des politiques et des acteurs de la région pour remettre un rapport au président », a expliqué un participant aux échanges.

« Pas d’autres voies possibles »

Du côté de Moïse Katumbi, on a assuré soutenir cette démarche : « il n’y a pas d’autres voies possibles », estime-t-on dans le camp de l’opposant. « Tous les Congolais doivent se mettre autour d’une même table pour se parler », a déclaré Salomon Kalondaa, sénateur du parti ensemble pour la République.

Samedi 15, les religieux se sont entretenus avec l’ancien député Claudel Lubaya, mais aussi Jean-Claude Mvuemba ou encore avec Franck Diongo, qui a obtenu le statut de réfugié politique en Belgique. Et surtout avec le camp de Joseph Kabila, le FCC, représenté par Raymond Tshibanda, Nehémie Mwilamya et Joseph Makila.

Enfin, la Cenco-ECC s’est aussi entretenue avec le représentant de l’Union européenne pour les Grands Lacs.

Fidel Mbayi

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