Le 23 octobre 2024, lors d’un discours à Kisangani, Félix Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo, a renouvelé son appel à une réforme de la Constitution.
Il a exprimé de vives critiques envers l’actuelle loi fondamentale, estimant qu’elle ne répond pas aux aspirations profondes du peuple congolais. Le Président a insisté sur le fait que la Constitution en vigueur a été élaborée à l’étranger et, selon lui, ne tient pas compte des réalités spécifiques du pays.
« Notre Constitution n’est pas bonne. Elle a été rédigée à l’étranger par des étrangers. Il faut une Constitution sur base de nos réalités », a déclaré Tshisekedi dans un ton ferme, marquant sa volonté d’opérer des changements structurels pour renforcer la souveraineté du Congo.
Cette déclaration s’inscrit dans une série d’appels à réformer un texte jugé inadapté aux défis actuels de la nation congolaise. Pour le Président, il s’agit non seulement de garantir une meilleure gouvernance, mais aussi de répondre aux aspirations populaires. Il estime que la Constitution actuelle, adoptée en 2006, est un produit des accords de paix post-conflits qui, bien qu’importants à l’époque, ne correspondent plus aux exigences d’une nation aspirant à une réelle indépendance politique et économique.
La perspective d’une révision constitutionnelle suscite cependant des réactions partagées. Certains y voient une opportunité de moderniser le cadre institutionnel du pays, tandis que d’autres craignent que ce processus puisse être instrumentalisé à des fins politiques, notamment pour prolonger le mandat du Président.
Malgré ces craintes, Tshisekedi semble déterminé à poursuivre sur cette voie, affirmant que la réforme constitutionnelle est une condition indispensable pour établir un État fort, basé sur des institutions légitimes et en phase avec les réalités congolaises.
Par Chango
