La situation humanitaire à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) où des combats sont toujours signalés, est « extrêmement inquiétante », ont alerté mardi des agences des Nations Unies, relevant des « pillages, de cadavres dans les rues et des hôpitaux débordés de blessés ».

Les agences onusiennes font état également de tirs nourris d’armes légères et de mortiers à travers la ville. « Les hôpitaux de Goma seraient débordés, luttant pour gérer l’afflux de blessés », a déclaré lors d’un point de presse à Genève, Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Face à ce regain de tension, « le Coordinateur humanitaire en RDC, Bruno Lemarquis, a appelé toutes les parties à se mettre d’accord sur des pauses humanitaires temporaires dans les zones les plus touchées ».

Cela permettrait d’établir des « corridors humanitaires » afin que les activités humanitaires puissent reprendre à grande échelle. Une telle trêve faciliterait aussi « l’évacuation en toute sécurité des blessés et des civils pris au piège dans les zones de combat ».

Selon l’OCHA, il est essentiel « d’assurer la réouverture en toute sécurité de l’aéroport de Goma et de maintenir opérationnels les postes frontières entre le Rwanda et la RDC à Goma, afin de permettre aux populations de fuir les violences ».

Depuis la reprise des hostilités au début de l’année, des centaines de milliers de personnes ont tenté de fuir la violence, y compris les 700.000 personnes déjà déplacées et vivant dans des conditions « désastreuses » à la périphérie de Goma.

Avec ONU Info

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