Les dirigeants africains se sont réunis à Nairobi au Kenya à l’occasion du premier Sommet africain sur le climat. Ce Sommet qui s’est déroulé du 4 au 6 septembre 2023, avait pour but de fournir des solutions innovantes en matière de croissance verte et de financement du climat pour l’Afrique et le monde. Il a été organisé par la Commission de l’Union africaine en collaboration avec le pays hôte, la République du Kenya.
Ce premier Sommet africain sur le climat s’est achevé avec l’adoption d’une «Déclaration de Nairobi». Le texte préconise une taxe carbone mondiale et une réforme des institutions financières internationales, pour financer l’action climatique en Afrique.
Dans la dite « Déclaration de Nairobi » lue par le président du Kenya, William Ruto, les dirigeants du continent demandent aux pays développés d’honorer leurs engagements de fournir 100 milliards de dollars de financement annuel pour le climat. Le CSA23 appelle également à une réforme urgente du système financier multilatéral dans le but d’obtenir des financements pour des projets d’atténuation et d’adaptation au climat.
Les pays africains demandent notamment à la communauté internationale de contribuer à “augmenter la capacité de production d’énergies renouvelables de l’Afrique de 56 gigawatts en 2022 à au moins 300 gigawatts d’ici 2030 (…) pour lutter contre la précarité énergétique et de renforcer l’approvisionnement mondial en énergie propre et rentable”.
Ils appellent aussi les dirigeants de la planète à “se rallier à la proposition d’un régime de taxe sur le carbone, comprenant une taxe carbone sur le commerce des combustibles fossiles, le transport maritime et l’aviation, qui peut également être augmentée par une taxe mondiale sur les transactions financières”.
Ce premier Sommet africain sur le climat se conclut sur une promesse de 23 milliards de dollars d’investissements verts sur le continent.
Jeancy Nsingi
